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Bienvenue au Musée

Musée de Vernon

Ouvert au public en 1983, le musée de Vernon a été installé dans l’ancien hôtel particulier de la famille Le Moine de Bellisle (XVe – XVIIIe siècles) près de la Seine.

Le musée vous propose un parcours riche et varié. Autour de l’impressionnisme, les collections présentées constituent une étape indispensable de la visite de Giverny, avec ses tableaux de Claude Monet et des artistes qui y vécurent (T-E.Butler, M. Mac Monnies, Bl. Hoschedé-Monet…). Des tableaux de P. Bonnard -qui fut, à Vernon, le voisin de Monet entre 1912 et 1938 – et des Nabis (Vuillard, Denis, Vallotton) enrichissent la section consacrée aux paysages de la région.

Une section consacrée à l’art animalier (Bugatti, Pompon, Jouve…), une salle d’histoire locale (maquette du vieux château) et un original cabinet de dessins, présentant par roulement le fonds d’arts graphiques (sur des thèmes variés : T-A. Steinlen, la caricature, le portrait, la guerre, l’enfance…) complètent la visite.

 

Informations pratiques

Horaires

1er avril – 31 octobre : ouvert du mardi au dimanche de 10h30 à 18h00

1 novembre – 31 mars : ouvert du mardi au vendredi de 14h à 17h30, samedi et dimanche de 14h30 à 17h30

Fermé le 1er mai, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 25 décembre et 1er janvier

Tarifs

Plein tarif : 4,80 euros

Tarif Réduit : 3 euros

Bénéficiaires du tarif réduit :

  • Groupe à partir de 10 personnes
  • Habitants de la seine Normandie agglomération
  • Personnes handicapées

Gratuité sur justificatif :

Liste des bénéficiaires  de la Gratuité :

  • tous les visiteurs le premier dimanche de chaque mois
  • Les Vernonnais
  • Les Jeunes et étudiants de moins de 26 ans
  • Les Etudiants en histoire de l’art
  • Les Membres de L’ICOM
  • Les Demandeurs d’emplois et Bénéficiaire des minimas sociaux

Billet-couplé Musée de Vernon/Musée des Impressionnismes de Giverny

tarif : 9 euros

Groupes (sur réservation) :

Droit d’entrée pour les groupes adultes (par pers., mini 10 pers.) : 3.00€
Forfait visite guidée : 75.00€
droit de réservation :  7.00€
Plan Vigipirate : valises et sacs de gros volume interdits

Prochainement

1914-1918 : la force des images

9 novembre 2018 – 10 février 2019

Affiche 14-18

Dans le cadre des commémorations du centenaire de l’Armistice du 11-Novembre-1918 initiées par la ville de Vernon, le musée met en exergue le rôle primordial des images à l’aube du 20ème siècle. Face aux affiches de propagande, les artistes livrent leur propre perception du conflit, tant à l’arrière que sur le front, depuis le fort élan patriotique des débuts, jusqu’à la guerre d’usure et à la dure réalité des tranchées.

Soixante-dix millions de combattants, près de dix millions de morts et quarante millions de blessés. La Première Guerre mondiale n’a épargné personne, pas même les populations civiles qui ont été particulièrement éprouvées. Les exodes massifs de population, les destructions des bombardements, les privations : les conditions de vie à l’arrière étaient également difficiles. Dès l’automne 1914, l’espoir d’une victoire rapide s’amenuise. L’arrivée des populations déplacées par la violence des conflits met les Parisiens au contact d’une réalité difficile.

La propagande au service de l’effort de guerre

Musée de Vernon

La nécessité de maintenir le moral des Français, mais aussi d’obtenir de leur part des efforts toujours plus soutenus explique en partie le développement exponentiel des affiches durant le conflit. Dans un pays où l’accès à la radio n’était que peu répandu et où les journaux étaient réservés à ceux qui savaient lire, l’affiche illustrée constitue le moyen le plus efficace et le moins coûteux pour toucher le plus grand nombre. Elle est utilisée pour mobiliser les populations aux causes nationales, en mettant en exergue le sentiment patriotique : souscriptions ; appel en faveur des blessés, des orphelins de guerre et des réfugiés ; soutien à l’effort national. Rapidement, la guerre des images entre en conflit avec les images réelles de la guerre.

Ces images de propagande ont souvent été appelées « bourrage de crâne » par les soldats français. Niant les conditions effroyables de vie des combattants sur le front, elles offrent une image héroïsée des soldats, qui acceptent mal de voir leurs souffrances ainsi niées.

Visions d’artistes

Rapidement, des témoignages parallèles du conflit apparaissent. Ils proviennent en premier lieu des écrits et des récits des soldats eux-mêmes. Autorisés à rentrer en permission à partir de 1915, ils peuvent relater directement les horreurs quotidiennes qu’ils subissent. Des récits, dont celui très célèbre d’Henri Barbusse, Le Feu, prix Goncourt en 1916, permettent aux civils de découvrir les épreuves endurées par les soldats.

Peintres et dessinateurs, comptent parmi les observateurs privilégiés de ce conflit. Les œuvres rapportées par les artistes, qu’ils soient mobilisés, envoyés par le Ministère de la Guerre ou par celui des Beaux-Arts, attestent, par le biais de sensibilités très diverses, de la sidération devant les destructions, de la violence des combats et de la souffrance des hommes.

55 œuvres rassemblées

Ces précieux témoignages, qui ont traversé le siècle, permettent de ne pas oublier ces souffrances. Le musée participe pleinement au devoir de mémoire en rendant hommage aux sacrifices de ces hommes et de leurs familles. Il offre aux jeunes générations un regard singulier sur cette terrible période de l’Histoire. L’exposition est labellisée par la Mission Centenaire 14-18.

Le musée a pu s’appuyer en premier lieu sur deux importants fonds dont il dispose grâce à des donations, enrichies par la suite, d’œuvres de Théophile-Alexandre Steinlen d’une part et de Robert Noir d’autre part.

Des œuvres de Maximilien Luce, de Félix Vallotton, de Maurice Denis, de Joseph-Félix Bouchor ou encore d’André Devambez viennent compléter son propos, grâce à des prêts émanant de collections particulières et d’une dizaine de musées, parmi lesquels : le musée d’Orsay, le musée de la Chartreuse à Douai, le musée franco-américain du château de Blérancourt, le musée de Morlaix, le musée de l’Oise, le musée des impressionnismes Giverny…

Parcours de l’exposition

La visite de l’exposition s’articule autour des étapes suivantes :

  • L’entrée en guerre et le début du conflit

Alors que la mobilisation générale est placardée sur les murs de toutes les villes de France, les soldats croient en une guerre courte et triomphale. Très rapidement, leurs espoirs, tout comme ceux des populations civiles, sont déçus.

Dès le mois d’août, des milliers de civils provenant de Belgique et du Nord de la France, fuient devant les atrocités des exactions allemandes. Les premiers contacts des civils avec la guerre n’ont pas manqué d’inspirer les artistes. Ces images contrastent avec les affiches qui se multiplient sur les murs, appelant à l’effort de guerre, et montrant des soldats héroïques.

  • Les permissionnaires

Devant l’allongement du conflit, les autorités militaires se voient obligées de permettre aux soldats mobilisés de rentrer chez eux. Les permissionnaires font entrer le monde du conflit à l’arrière : par leurs récits, leur fatigue et leurs blessures, l’horreur de combats ne peut être cachée aux civils. Les gares, lieux privilégiés de ces mouvements de troupes, ont tout particulièrement permis à des artistes comme Luce et Steinlen de saisir la souffrance de ces hommes et de leurs familles.

  • Paysages dévastés

Jamais un conflit n’a donné lieu à autant de représentations. Pour autant, la Première Guerre mondiale voit les codes de la peinture d’histoire militaire traditionnelle bousculés. Plus de grande charge héroïque, plus d’uniformes éclatants.

Cette guerre, souvent qualifiée de « guerre de l’invisible » par les artistes, se caractérise par l’indicible horreur des affrontements. Qu’ils soient missionnés par le Ministère des Armées ou par celui des Beaux-Arts, de nombreux artistes sont envoyés sur le front pour documenter et rendre compte de ce conflit. Les paysages dévastés, les scènes de combat, les conditions de vie des soldats les ont tout particulièrement frappés.

  • Les poilus

Figure emblématique de la Première Guerre mondiale, le poilu a été au centre de toutes les représentations de la guerre. Héroïsé dans les affiches officielles et les journaux, son sacrifice à la nation était l’objet de toutes les glorifications auprès de la population, et notamment des enfants. Toutes ces images, largement diffusées, nient conditions effroyables de vie des combattants sur le front. Les soldats acceptent mal de voir leurs souffrances ainsi minimisées. Certains artistes, au premier rang desquels Maximilien Luce et Théophile-Alexandre Steinlen, parviennent à saisir l’immense souffrance physique et morale des combattants, ainsi que l’horreur de leur vie dans les tranchées.

  • La fin du conflit et la commémoration

La signature de l’Armistice le 11 novembre 1918 est la conséquence des négociations entamées le 7 novembre à Rethondes, en forêt de Compiègne entre les Alliés et les Allemands. L’Allemagne cesse les combats le 11 novembre à 11 heures. L’armistice n’est qu’une première étape vers la paix. Une conférence de la paix débute le 18 janvier 1919 et s’achève le 28 juin. Elle aboutit à la signature du traité de Versailles. Elle donnera lieu de vifs débats entre vainqueurs : entre les tenants de la paix des nations et de la paix de conciliation prônées par Wilson d’une part, et les tenants de la paix de vengeance demandée par Clemenceau d’autre part.

Les conditions de la paix vont faire naître chez les Allemands un sentiment de revanche qui aura de dramatiques conséquences.  Selon la formule célèbre de l’historien Jean-Baptiste Duroselle, Clemenceau « a gagné la guerre mais il a perdu la paix ».

Autour de l’exposition…

 

Un livret-jeux (gratuit) rend la visite de l’exposition accessible et ludique pour le jeune public.

Cabinet d’arts graphiques : à partir du 24 novembre.
Exposition de photographies de la Première Guerre mondiale (collection particulière).

Salle d’archéologie : à partir 30 novembre
Exposition consacrée à la mémoire locale, et aux fruits de la Grande collecte réalisée par les Archives municipales de Vernon dans le cadre l’opération nationale lancée en 2014.
Voyage dans le temps en 3 D : à l’aide de l’Occulus (casque de réalité virtuelle), l’Agence de Tourisme Temporel Vernonnaise vous transporte quai Penthièvre, en novembre 1918.

Visites guidées gratuites de l’exposition : les 2 décembre, 6 janvier et 3 février.
Dans le cadre des Rendez-vous du dimanche, à 16 heures. Gratuit.

Atelier « Artistes en herbe » : Dimanche 9 décembre 2018 à 14 h 30.
Après une brève présentation de l’exposition, fabrication des poupées en laine Nénette et Rintintin, créées par Francisque Poulbot en 1913, devenues porte-bonheur des soldats pendant la Grande Guerre. Pour les 6-12 ans. (durée : deux heures)
Réservations au 02 32 21 28 09 – Tarif : 8 euros

Spectacle : dimanche 27 janvier à 16 heures
« Les chansons de la Grande Guerre » par Chorus Semper Viret.

Ce concert n’a pas vocation à retracer précisément la guerre, mais plutôt à suggérer une ambiance générale. Le choix de donner la parole aux femmes s’est imposé non seulement parce qu’un chœur mixte comprend une majorité de femmes, mais aussi parce que celles-ci ont aussi joué un rôle essentiel dans le conflit, sans avoir nécessairement été reconnues. Surtout, ce spectacle offre un point de vue décalé vers l’arrière du front qui permet d’embrasser le panorama de la France en guerre. « Plaisir d’amour », « Sous les ponts de Paris », « La Madelon », « La Marseillaise de la victoire »… sont autant de chants inscrits dans la mémoire collective, que le public redécouvrira avec plaisir.
Spectacle gratuit.

Conférences :

  • La Marseillaise pendant la Première Guerre mondiale, par Frédéric Frank, directeur du mdig.
    Samedi 24 novembre à 15 heures.
  • Les Monuments aux morts, par Claire Garcia, docteur en histoire de l’Art.
    Samedi 19 janvier à 15 heures.
  • Le rôle des gares pendant la guerre, à travers le regard des artistes, par Emmanuelle Cronier, maître de conférences en histoire contemporaine.

Animations pour les scolaires

Tout au long de l’année, le musée de Vernon accueille les professeurs et leurs élèves, de la maternelle au lycée, pour présenter ses collections permanentes ainsi que les expositions temporaires.  Le service des publics organise une série d’activités conçues spécifiquement pour chacun des cycles scolaire : visites, visites thématiques, visites-ateliers… et se tient également à votre disposition pour élaborer un projet spécifique.

Vous trouverez le détail du programme et des activités organisées dans les documents ci-dessous.

Réservation au 02 32 21 28 09 ou à musee@vernon27.fr

en bref...

Musée de Vernon
12, rue du pont
musee@vernon27.fr

Jours et heures d’ouverture :
1er avril – 31 octobre : ouvert du mardi au dimanche de 10h30 à 18h00
2 novembre – 31 mars : ouvert du mardi au vendredi de 14h à 17h30, samedi et dimanche de 14h30 à 17h30
Fermé le 1er mai, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre, 25 décembre et 1er janvier

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