| La vidéoprotection opérationnelle

La vidéoprotection opérationnelle

Pilier important de la sécurité urbaine, la vidéosurveillance reprend du service à Vernon, avec des caméras plus nombreuses et plus performantes. Elle montera en puissance régulièrement pour atteindre un dispositif de 50 caméras en 2020.

Dans son livre programme « Vernon mérite mieux », Sébastien Lecornu s’engageait à rénover et étendre le parc des caméras de vidéoprotection (proposition n°33) et à  permettre à la police nationale d’accéder en temps réel aux images des caméras (proposition n°34). Dès son élection, il avait donc autorisé le déport des images vers le commissariat de police. Mais le dispositif, installé en 2004, était totalement obsolète et les images s’avéraient totalement inexploitables. « Tout est à refaire. Ce ne sont pas seulement les caméras qui sont à changer, mais bien tout le génie civil qui est à refaire, faute d’entretien ces dernières années », confiait l’élu fin 2015, tout en réaffirmant son objectif d’arriver à 50 caméras d’ici 2020.

Pour ce faire, un investissement important est consenti : 250 000 euros en 2015,  150 000 euros cette année, et encore 75 000€ en 2017.

Depuis le mois de février, l’entreprise Snef s’attache à créer les réseaux de fibre optique nécessaires au raccordement des caméras avec le centre de surveillance urbain (CSU). Celui-ci, implanté par le passé dans la maison du Temps-Jadis, a d’ailleurs été déplacé au nouveau siège de la police municipale, rue du Grévarin.

« L’acquisition de ces nouvelles caméras permet une montée en gamme technologique, indique l’élu. Certaines sont même équipées de lecteurs semi-automatisés des plaques minéralogiques », observe Sébastien Lecornu. Pilotables à distance, certaines caméras sont mobiles et l’opérateur peut zoomer ou changer d’angle de vue.

Les cinq premières caméras ont été installées dans les rues de Vernon vendredi 5 mai. Vendredi 13 mai, ce chiffre sera porté à 7, avant de passer à 16 en juin. Une dizaine de caméras sera encore ajoutée à la fin de l’année 2016. Elles sont situées dans le centre-ville de Vernon. A l’avenir, il est aussi prévu de positionner des caméras aux entrées et sorties de la ville.

Une surveillance très encadrée

Les images filmées sont retransmises par fibre optique au centre de surveillance urbain (CSU) dont l’accès est très réglementé. « 14 agents, policiers municipaux  ou agents de surveillance de la voie publique, sont habilités à accéder à cette salle. Ils ont chacun leur propre badge et code d’accès. On sait qui visionne les images », précise Hervé Chauvin, brigadier-chef principal de la Police Municipal. Les agents ont suivi une formation de deux jours sur la vidéoprotection et enchaîneront prochainement une nouvelle session sur l’utilisation des caméras et du logiciel en question.

Afin de préserver les libertés individuelles, les zones privatives sont protégées par des carrés noirs et ne peuvent être visionnées.

Stockées durant 15 jours, les images enregistrent jour et nuis. Elles permettent de traiter tous types d’incivilités. Les agents du CSU peuvent alors diriger les patrouilles ou envoyer une équipe sur le terrain. Ils ont également la possibilité de lire les plaques d’immatriculation dites minéralogiques.

Le chef de la police municipale observe que « La vidéoprotection est un très bon outil de dissuasion. Il a déjà fait ses preuves. Nous nous en servirons également lors d’événements. Il permet aussi au commissariat d’avancer dans ses enquêtes. Il a d’ailleurs la possibilité de visionner ces images depuis ses locaux si nous sommes indisponibles. Nous avons désormais du matériel performant ».

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